Gozio : l’amaretto qui nous a fait changer d’avis
Une amande franche, un équilibre choisi par dégustation et le souvenir d’un client qui nous a donné raison.

Amandes sur leur branche, à Huérmeda, en Espagne — Diego Delso, Wikimedia Commons, delso.photo, CC BY-SA 3.0.
L’amaretto qui nous a fait changer d’avis
Il y a des bouteilles qui trouvent leur place à notre carte après avoir bousculé une idée reçue. Le Gozio en fait partie. Crimi Salvatore n’était pas, au départ, un grand amateur d’amaretto. Il redoutait surtout une douceur trop insistante, qui prend toute la place et finit par fatiguer le palais. Sa première dégustation du Gozio a changé ce regard : l’amande était franche, la texture délicate, l’ensemble équilibré. La liqueur accompagnait le moment sans l’envahir.
Nous avons ensuite comparé plusieurs amaretti lors de nos dégustations à La Corte Segreta. C’est vers le Gozio que nous sommes revenus. Nous l’avons trouvé le plus convaincant pour cet équilibre entre la gourmandise et l’expression de l’amande. Des personnes qui nous disaient ne pas aimer particulièrement l’amaretto ont, elles aussi, été surprises par cette bouteille. Ces échanges ont conforté notre choix.
Une amande que nous voulons entendre
L’Amaretto Gozio titre 24 %. Il appartient à l’histoire des Distillerie Franciacorta, en Lombardie. Sa préparation repose sur une infusion d’amandes amères sélectionnées, prolongée pendant soixante jours, et sur une recette gardée par la maison. Ses ingrédients naturels donnent une liqueur ambrée dans laquelle l’amande reste le point de repère.
Dans le verre, nous retrouvons un parfum d’amande, une texture veloutée et une douceur mesurée à notre goût. C’est ce dernier point qui nous plaît : nous ne recherchons pas l’absence de sucre, mais une liqueur dont la douceur laisse vivre son caractère. Le Gozio nous offre cette place pour l’amande, avec une finale souple qui invite à prendre son temps.
Le jour où un client nous a donné raison
Un soir, un client nous a demandé un amaretto chauffé avec une boule de glace à la vanille. Nous lui avons expliqué que nous préférions préserver l’équilibre de celui que nous avions choisi, et lui proposer de le découvrir tel quel. Il était un peu déçu, mais a accepté de commander notre amaretto.
Après l’avoir goûté, il est venu trouver Salvatore de lui-même. Il nous a dit qu’il comprenait notre réponse : un amaretto de ce caractère méritait d’être découvert pour lui-même. Son étonnement était devenu un véritable plaisir de dégustation. Depuis, lui et ses proches font partie des bons clients de La Corte Segreta.
Cette histoire raconte notre manière de choisir et de servir cette bouteille. Nous avons envie que nos clients rencontrent d’abord ce qui nous a fait l’aimer : une amande nette, une douceur qui reste à sa place et le plaisir d’une petite dégustation en fin de repas.
Une bouteille, une maison
Derrière le nom Gozio se trouve une histoire commencée en 1901 avec Luigi Gozio. Pour poursuivre la découverte de ses origines lombardes, des alambics et du Borgo Antico San Vitale, notre archive de la maison Distillerie Franciacorta ouvre une autre porte.
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